Le « jour de solidarité » a été instauré après la canicule de 2003, qui a coûté la vie à des milliers de personnes âgées.Les salariés mineurs ne peuvent pas travailler les jours fériés légaux (art. L3164-6 du code du Travail)
Masquée derrière l’émotion légitime suscitée par ce drame, une décision politique déplorable a été prise à l’époque : faire financer la solidarité non pas par une contribution accrue des grandes entreprises ou des plus riches, mais par une journée de travail gratuit imposée aux salariés.
On nous a présenté cette mesure comme un effort collectif en faveur des personnes âgées et dépendantes. Pourtant, plus de vingt ans après, le constat est clair : ce ne sont pas elles qui en sortent réellement gagnantes. Les besoins dans les EHPAD, dans les hôpitaux, dans l’aide à domicile restent criants, les personnels manquent, les conditions de prise en charge se dégradent.
La « solidarité » promise n’est pas à la hauteur.
En revanche, les grandes entreprises, elles, ont largement bénéficié du système. Car pendant que les salariés travaillent gratuitement une journée supplémentaire, les employeurs continuent de
profiter d’un cadre fiscal et social favorable, avec des exonérations de cotisations toujours plus fortes. Le résultat est sans appel : toujours plus d’efforts demandés au monde du travail, pendant que les profits et les dividendes versés aux actionnaires atteignent des sommets.
Avec 1 milliard d’euros de bénéfice en 2025, il est simple de calculer que cette journée de travail gratuit rapporte 4,7 millions à Dassault-aviation … qui n’en reverse finalement qu’1,8 millions à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie !
(1milliard de bénéfice divisé par 213 jours de travail par an = 4,7 millions de bénéfice par jour.
Reversement au titre de la journée de solidarité : 0,3% de la masse salariale annuelle (600
millions) = 1,8 millions).
Travailler sans être payé n’est pas un acte de solidarité, c’est une régression sociale.
C’est accepter que notre travail perde de sa valeur, que nos droits reculent, et que les véritables responsables soient épargnés.
Nous refusons cette imposture. Nous refusons que la solidarité serve de prétexte à faire toujours plus de cadeaux aux grandes entreprises pendant que les salariés paient la facture. Nous défendons une
autre vision : une solidarité financée par une juste répartition des richesses, par une contribution réelle des grandes entreprises, et par des services publics renforcés pour répondre aux besoins de
toutes et tous.
C’est pourquoi nous appelons à la grève
le lundi de Pentecôte, notre jour férié volé
Nous refusons de travailler gratuitement !
Nous exigeons une vraie justice sociale !
Le lundi 25 mai 2026 est un jour férié, restons à la maison !


