Classes surchargées. Enseignants absents non remplacés. Manque de personnels. Matériel insuffisant. Bâtiments dégradés. Voilà la réalité de l’école publique.
Le 17 septembre, les enseignants se sont mis en grève. Le 28 septembre, les élèves ont rejoint la mobilisation. Depuis, le mouvement s’étend dans toute la France. Le 1er octobre, on dénombrait plus de 1 000 établissements.
Cette colère est légitime. Elle est le résultat de plusieurs années de manque de moyens.
1 588 POSTES MENACÉS : C’EST NON !
Alors que les établissements manquent déjà d’enseignants, que les classes sont surchargées et que les remplacements ne sont pas assurés, le gouvernement prévoit de supprimer 1 588 postes d’enseignants dans le budget 2027.
Dans certains établissements, les conditions d’accueil sont indignes : bâtiments vétustes, fortes chaleurs l’été, froid l’hiver, manque de mobilier et de matériel.
L’école manque de moyens. Le gouvernement doit en donner, pas en retirer !
PARCOURSUP : LA SÉLECTION, ÇA SUFFIT !
Les lycéens dénoncent également Parcoursup, un dispositif dont le fonctionnement est jugé opaque et qui contribue à la sélection sociale dans l’accès à l’enseignement supérieur.
Notre origine sociale ne doit pas décider de notre avenir !
LE GOUVERNEMENT EN ARME CONTRE LES JEUNES
Plutôt que d’entendre les revendications, le gouvernement ferme des lycées et encourage le recours aux cours à distance.
Tir de grenades lacrymogène à bout portant, tir de LBD dans les yeux, grenade de désencerclement lâchée sur un groupe qui arrache la main d’un lycéen et le ministre de l’intérieur qui fait le tour des plateaux télé avec ces mots : aucune consigne de retenue n’a été donnée, la consigne est au contraire d’utiliser tout l’armement intermédiaire à disposition des forces de l’ordre.
Des revendications sociales ne se règlent pas avec des armes de maintien de l’ordre !
L’ARGENT PUBLIC DOIT ALLER AUX BESOINS PUBLICS !
Hôpitaux, agriculture, pêche, Sécurité Sociale, services publics : partout, les salariés et les citoyens alertent sur la dégradation des conditions de vie et de travail. Aujourd’hui, c’est la jeunesse qui se mobilise pour défendre son école.
Lorsqu’il s’agit de financer la police, les dépenses militaires ou les aides aux entreprises, y compris lorsque certaines disposent déjà d’importantes réserves financières, les milliards semblent soudainement disponibles.
De même, les délocalisations d’entreprises ayant bénéficié d’argent public, les aides accordées sans contrôle ni contrepartie et certains cadeaux fiscaux aux plus hauts revenus posent une question simple : Quelles sont les priorités du gouvernement ?
L’argent public doit répondre aux besoins de la population, pas servir à financer sans contrôle ceux qui en ont le moins besoin.
Nous voulons des moyens pour :
- l’école publique ;
- l’hôpital public ;
- les services publics ;
- les salaires et les pensions ;
- la jeunesse et son avenir.
NOTRE AVENIR N’EST PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT !
La jeunesse ne demande pas des privilèges. Elle a droit à une éducation de qualité, à des enseignants en nombre suffisant, à des classes aux effectifs raisonnables, à des locaux dignes, correctement isolés et entretenus, à du matériel adapté et à un accès égal à l’enseignement supérieur.
La CGT soutient les élèves, les étudiants et les enseignants mobilisés.
Nous refusons les suppressions de postes.
Nous refusons la dégradation de l’école publique.
Nous refusons la répression des mobilisations.
Nous exigeons les moyens nécessaires.
Élèves, étudiants, enseignants, personnels, parents, salariés : faisons entendre notre voix ! L’avenir de la jeunesse mérite mieux que des économies budgétaires.


