Pentecôte : défendre nos acquis, défendre notre droit de grève



La direction locale convoque l’ensemble des salariés ayant participé au mouvement de grève du lundi de Pentecôte pour leur notifier un avertissement pour absence prétendument injustifiée.

 

Tous les salariés ayant reçu cet avertissement sont invités à se faire connaitre auprès des élus CGT pour apporter une réponse collective et défendre le droit de grève.

 

La CGT prendra toutes les dispositions nécessaires pour répondre à ces attaques contre une revendication simple, légitime et d’intérêt général.

Pour rappel, lors du lundi de Pentecôte nous revendiquions une répartition plus juste de la prise en charge de la vieillesse.

A savoir, la loi impose aux entreprises de verser une contribution de 0.3% de leur masse salariale au titre de la journée de solidarité, elle ne les oblige nullement à faire travailler leurs salariés ce jour-là. D’ailleurs, certaines entreprises telle que Safran, ont fait le choix de ne pas les faire travailler.


En réponse à notre mobilisation, la direction a choisi de contester la légitimité de notre démarche en affirmant que la grève était illicite, sans apporter de justification convaincante.

Une chose en revanche est parfaitement claire : la direction cherche à remettre en cause l'exercice du droit de grève et donc à affaiblir les salariés dans le rapport de force.

En attendant que la justice annule cette initiative de la Direction Générale, cette initiative de la direction a pour but de semer un doute sur la légitimité de la grève et sur la CGT.


Pourtant, notre mouvement portait bien sur des revendications professionnelles concernant l'organisation du travail et la rémunération, des sujets qui relèvent pleinement du dialogue social et de la négociation collective.

Le droit de grève est une liberté fondamentale garantie par la Constitution Française pour les salariés. Au passage, nous tenons à rappeler que c’est un droit gagné par la grève elle-même. Elle a existé avant qu’elle soit encadrée légalement.

Lorsqu’une direction répond à une mobilisation collective par des sanctions, elle porte atteinte à un droit fondamental permettant aux travailleurs de défendre leurs droits.

Plutôt que d’entendre les revendications exprimées, la direction choisit la voie de la confrontation. Une telle attitude dégrade le climat social, nourrit les tensions et  fragilise les relations de confiance qui devraient exister au sein de l’entreprise.

La CGT dénonce fermement cette stratégie d'intimidation. Nous continuerons à défendre les droits des salariés, les acquis sociaux et les libertés syndicales.

Nous appelons l'ensemble des salariés à rester unis et solidaires face à toute tentative de remise en cause de nos droits collectifs.

C'est pourquoi la CGT envisage tous les recours juridiques, qu’elle prendra à ses frais, pour faire reconnaître le caractère injustifié de ces sanctions.

 

Parce qu’un acquis social n’est jamais définitivement garanti.
Parce que le droit de grève est un droit fondamental.
Parce que les salariés mérite le respect, et non les menaces ni les intimidations.


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