Face à la propagande de la direction locale, ce matin, mettant en cause la
légalité de l’appel à la grève diffusé hier, la CGT tient à rappeler plusieurs
principes fondamentaux.
Le droit de grève est un droit constitutionnel garanti par le Préambule de la
Constitution de 1946. Son exercice est légal dès lors qu’il s’inscrit dans le
cadre de revendications professionnelles collectives.
La CGT revendique notamment la suppression de toute journée de travail
non rémunérée et exige que toute journée travaillée donne lieu à une
rémunération intégrale.
L’appel à la grève du lundi 25 mai 2026 s’inscrit pleinement dans ce
cadre légal.
Les salariés et la CGT sont légitimes à demander l’évolution ou la
modification de dispositions ayant des conséquences sur les conditions de
travail, le temps de travail, la rémunération ou les droits sociaux, y compris
concernant la journée de solidarité.
La remise en cause du droit de grève et des libertés syndicales constitue
une atteinte grave à un droit fondamental reconnu aux salariés.
Les conquêtes sociales obtenues par les luttes syndicales passées, notamment
les congés payés et les droits collectifs des salariés, rappellent l’importance
du respect du droit de grève dans notre démocratie sociale.
Ne laissons pas remettre en cause nos droits collectifs.
Ces atteintes au droit de grève sont inacceptables.
La CGT appelle les salariés à la grève le lundi 25 mai 2026 afin de
revendiquer :
La suppression de toute journée de travail non rémunérée au titre
de la journée de solidarité par le paiement des 0.3% par l’employeur ;
La rémunération intégrale du temps de travail effectué ;
Le respect du droit constitutionnel de grève ;
Le respect des libertés syndicales ;
L’absence de toute pression ou intimidation à l’encontre des
salariés exerçant leur droit de grève.
Cet appel s’inscrit dans le cadre de revendications professionnelles
collectives relevant de l’exercice légal du droit de grève.


