Croissants et baballe ?
NAO 2026 : un accord inacceptable !
La CGT a reçu lundi le projet d’accord d’entreprise « NAO Salaire 2026 ».
Nous ne reviendrons pas sur son contenu, largement communiqué par les organisations syndicales, mais aussi (et c’est nouveau), par la direction générale au travers des « flash info » de plus en plus nombreux.
Rappelons juste quelques chiffres : Environ la moitié des compagnons devrait se contenter de l’Augmentation Générale, d’un montant moyen de 17€. L’autre moitié « bénéficierait », en complément, d’une augmentation individuelle, d’un montant très très variable (entre 40 et 150€), décidé par l’agent de maitrise.
Pour la CGT, ces propositions NAO sont scandaleuses et ne récompensent pas du tout les efforts fournis : cadences énormes, horaires décalés et pression permanente se paient pourtant CASH par une usure des corps, une usure physique accélérée.
L’argent manque-t-il pour récompenser les salariés et leur offrir un meilleur pouvoir d’achat ? Évidemment non ! Dassault a réalisé en 2024 et 2025 les 2 meilleures années de son histoire (plus de 1 milliard d’euros de bénéfice).
Alors ? Pourquoi être aussi radin ? la raison est POLITIQUE, Dassault ne souhaite pas bouleverser l’ordre des choses, la répartition des profits et ne surtout pas rendre certaines entreprises trop attractives par rapport aux autres. Eric Trappier ne dirige pas seulement Dassault-Aviation, il est aussi à la tête du l’UIMM, c’est le « patron des patrons » de la Métallurgie !
Pourtant, l’Histoire nous montre que rien n’est impossible.
Les salariés, unis, renversent régulièrement la table pour récupérer, souvent brutalement, le pouvoir d’achat que le patronat nous grignote. Il est très important d’être conscient de cela. Le rapport de force, par la grève et le blocage de la production, est essentiel et déterminant : c’est la seule chose qui permet de mener de véritables négociations.
Les salariés, unis, renversent régulièrement la table pour récupérer, souvent brutalement, le pouvoir d’achat que le patronat nous grignote. Il est très important d’être conscient de cela. Le rapport de force, par la grève et le blocage de la production, est essentiel et déterminant : c’est la seule chose qui permet de mener de véritables négociations.
Information pour les nouveaux embauchés :
La grève est un droit protégé par la constitution française (article 7) et par le Code du travail (article L. 2511-1). Un agent de maitrise ne peut pas s’y opposer.
Croissants et baballe : Du pain et des jeux ?
La CGT appelle les salariés à ne pas tomber dans les pièges tendus par la direction. À Cergy, la « communication », par rapport aux années précédentes, a franchi un cap : les évènements (foot, pétanque, basket, …, les goodies, les petits déjeuners et les flashs explicatifs se sont multipliés comme jamais. Avec ces manœuvres qui peuvent sembler anodines la direction travaille sur le long terme : elle tente de créer un « esprit d’entreprise » pour intégrer les salariés dans un ensemble qu’elle présente comme étant un « bien commun ».
C’est le fameux « On est tous dans le même bateau » :
Cette petite phrase, régulièrement susurrée par le directeur de Cergy, ne précise évidemment pas qui agite les rames et combien gagne chacun…
Une récompense sous forme d’un croissant offert accompagné d’un gobelet de café vaut-elle la peine de se taire quand l’augmentation générale des salaires ne compense pas la hausse du carburant ? Bien sûr que non !
Une partie de pétanque, aussi sympathique soit-elle, vaut-elle la peine d’accepter de travailler un samedi pour compenser le pouvoir d’achat manquant, plutôt que de revendiquer une véritable augmentation ?
Bien sûr que non !
Ne soyons pas dupes de toutes
ces animations visant uniquement
à nous ramollir !
Les « joyeux basketteurs » sous la pluie à 5°, la semaine dernière…
Les négociations doivent continuer !
Pour information : plus de 200 salariés en grève la semaine dernière à Biarritz !
OPERATION USINE VIDE VENDREDI 3 AVRIL 2026
2 heures de grève en fin de poste (cumulable avec congés/RTT/APTT) :
- Pour les équipiers du matin : fin de poste à 10h30
- Pour les équipiers du soir : fin de poste à 15h00
- Pour « la normale » : grève de 14h00 à 16h00
(départ possible donc à 11h30)
Cergy, jeudi 2 avril 2026




