La CGT a abordé cette nouvelle négociation avec des revendications précises et une ambition claire : obtenir des avancées concrètes, à la hauteur des attentes et des besoins des salariés !
Petite enfance : la Direction veut remplacer progressivement les berceaux par une aide financière
La Direction souhaite remplacer progressivement les places en crèche par une aide financière via le CESU :
Le calendrier présenté par la Direction prévoit :
- 2027 : désignation de l’organisme émetteur pour la mise en place du dispositif ;
- 2028 : déploiement progressif, avec une aide de 300 €/par enfant environ ;
- 2029 et 2030 : suppression progressive des places en berceaux et passage à une aide financière de 500 €/par enfant environ.
La CGT rappelle que la réglementation permet aux entreprises de financer jusqu'à 2 591 € par an et par salarié en CESU préfinancés, avec exonération de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu, sous conditions.
La CGT a interrogé la Direction sur une éventuelle variation du montant selon le nombre d’enfants bénéficiaires chaque année. La Direction Générale envisage une aide de seulement 300 €, puis 500 € par enfant, tout en refusant d'augmenter le budget global, la CGT s'interroge sur la réelle volonté de l'entreprise d'accompagner les familles.
Cette position soulève une interrogation majeure : si le nombre d’enfants bénéficiaires évolue d’une année à l’autre, quelle garantie les salariés auront-ils de percevoir le montant annoncé de 300 €, puis de 500 € par enfant ? Le maintien d’un budget global fixe pourrait en effet remettre en question le montant individuel de l’aide si le nombre de bénéficiaires augmente.
Pour la CGT, les salariés doivent pouvoir connaître précisément les règles d’attribution de cette aide et bénéficier de garanties claires sur son montant. Une aide annoncée ne doit pas devenir une aide variable ou incertaine en fonction du nombre de familles concernées.
Aidants familiaux : la CGT demande un engagement plus important de l’entreprise
La CGT a revendiqué une participation plus importante de l’entreprise pour accompagner les salariés aidants familiaux. La Direction générale maintient sa proposition d’une indemnité journalière de 58 €, en complément des prestations mobilisables.
Pour la CGT, l’accompagnement des salariés aidants doit être à la hauteur des difficultés rencontrées par les salariés pour concilier travail et responsabilités familiales.
Pompiers volontaires : faire reconnaître leur engagement
La CGT demande l’intégration dans l’accord de la convention prévoyant huit jours rémunérés pour les sapeurs-pompiers volontaires dans le cadre de leurs interventions.
Télétravail : la Direction reste sourde aux arguments des organisations syndicales
Malgré les arguments de la CGT et des autres organisations syndicales, la Direction prévoit la possibilité de deux jours de télétravail dans le projet d’accord, tout en affirmant qu’un seul jour sera accordé par semaine.
La CGT rappelle que, pendant le COVID, le personnel tertiaire a télétravaillé cinq jours par semaine pour répondre aux besoins de l’entreprise. La Direction estime pourtant que cette organisation n’a pas été concluante.
Pour la CGT, limiter le télétravail à un seul jour par semaine est un véritable aveu de faiblesse managériale, révélateur du manque de confiance de la Direction générale et de certains managers envers les salariés.
Quand le télétravail était nécessaire à l’entreprise, il était possible ! Aujourd’hui, les besoins des salariés semblent passer au second plan. La CGT défend un dispositif plus souple, adapté aux métiers et aux attentes du personnel.
APTT : toujours pas d’équité pour les salariés !
La CGT renouvelle sa demande d’augmentation du nombre d’APTT afin de rétablir davantage d’équité avec les salariés du tertiaire bénéficiant du télétravail.
La Direction refuse de modifier l’accord, invoquant le « travailler ensemble », alors que les APTT correspondent à du temps de travail déjà effectué.
L’équité ne doit pas rester un discours : elle doit se traduire par des mesures concrètes !
Prévention des risques professionnels : ne pas fermer les yeux sur la réalité du terrain
La CGT a dénoncé les dérives constatées ainsi que certaines situations dans lesquelles les conditions de travail ne sont pas respectées.
Face à ces alertes, la Direction semble considérer que tout va bien. Pourtant, les difficultés vécues sur le terrain ne peuvent pas être balayées d’un revers de main.
La prévention ne peut pas se limiter à des déclarations de principe. La CGT exige des actions concrètes, un suivi des situations signalées et une réelle amélioration des conditions de travail.
Harcèlement, agissements sexistes, atteintes sexuelles et discriminations : la CGT exige une véritable place pour les représentants du personnel
La CGT a demandé que les représentants du personnel soient associés au traitement des situations de harcèlement, d’agissements sexistes, d’atteintes sexuelles et de discriminations.
La Direction générale refuse cette demande, en renvoyant à la procédure existante via le portail RH.
Pour la CGT, une procédure interne ne saurait se substituer à une prise en charge effective des situations ni justifier l’exclusion des représentants du personnel.
Les salariés concernés doivent pouvoir être accompagnés et défendus. La prévention et le traitement de ces situations exigent de la transparence, de l’écoute et des garanties concrètes.
Congé santé hormonale : la CGT maintient ses revendications
La CGT a de nouveau interpellé la Direction générale sur la mise en place d’un congé lié à la santé hormonale.
Une nouvelle fois, la Direction ne donne pas de réponse favorable à cette revendication, alors que les difficultés liées à la santé hormonale peuvent avoir des conséquences réelles sur les conditions de travail et la vie quotidienne des salariées et des salariés concernés.
La CGT a également demandé la mise à disposition de serviettes périodiques dans les postes de secours. Sur ce point, la Direction indique qu’elle va étudier la faisabilité de la mesure.
Pour la CGT, la santé hormonale ne doit plus être un sujet ignoré ou minimisé. Il est temps que l’entreprise prenne pleinement en compte ces réalités et mette en place des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail.
La prochaine réunion de négociation est prévue le mardi 10 novembre.
À cette occasion, les organisations syndicales devront notamment se positionner sur le dispositif d’aide financière à la petite enfance et la validation du titre 4 relatif à la prévention des risques professionnels.
La CGT portera encore et également ses revendications concernant :
- La mise en place d’un congé santé hormonale ;
- L’amélioration du dispositif des congés familiaux, notamment en cas de survenue d’un handicap ou d’un cancer.
La CGT continuera de défendre des mesures ambitieuses, concrètes et équitables, qui répondent réellement aux besoins des salariés.
La qualité de vie et les conditions de travail ne se décrètent pas : elles se construisent par des droits nouveaux, des engagements concrets et des avancées négociées !
La CGT reste mobilisée pour faire entendre les revendications des salariés et obtenir des améliorations à la hauteur des enjeux.
Vos représentants CGT lors de cette réunion de négociation :
Lydie Amichot (Martignas) Jean-Jacques Laville (Martignas)
Romain Fougerolles (Mérignac) Julien De Saint Angel (Martignas)


