En préalable à cette réunion, la CGT a interrogé Madame Guillemet (DRH) sur le salaire net des ajusteurs C5 nouvellement embauchés.
Ne sachant pas répondre, celle-ci a dû solliciter sa juriste… qui a finalement confirmé le chiffre avancé par la CGT : 1 640 € net sur 13 mois.
On se souvient de certains responsables politiques incapables de donner le prix d’une baguette… Aujourd’hui, Madame Guillemet n’en est pas si loin.
Inflation : la direction minimise la réalité
Deuxième point : l’indicateur retenu par la direction pour mesurer l’inflation. La Direction Générale s’appuie sur l’IPC (INSEE), estimé à +0,7 % pour 2025.
Mais cet indicateur ne reflète qu’imparfaitement la réalité vécue par les salariés.
L’indicateur le plus pertinent est l’IPCH (utilisé au niveau européen), car il mesure davantage ce que nous payons réellement.
La différence est claire :
• L’IPC inclut des dépenses remboursées (comme certaines dépenses de santé)
• L’IPCH mesure ce qui reste réellement à la charge des ménages
Le 6 février 2026, la Banque de France anticipait déjà une inflation à +1,8 % pour 2026… et cela avant même le déclenchement de la guerre en Iran !
Si la direction refuse d’aligner les augmentations générales sur l’IPCH, cela signifie une chose simple : les salariés perdront du pouvoir d’achat. C’est inacceptable !
Propositions de la direction : toujours insuffisantes
Après plusieurs heures à refuser toute augmentation générale, la direction a légèrement fait évoluer sa position :
Classifications F à I :
• 0 % d’Augmentation Générale
• 2,2 % d’Augmentations Individuelles
Classifications B à E :
• 0,7 % d’Augmentation Générale
• 1 % d’Augmentations Individuelles
➕ +0,5 % pour financer la prime d’ancienneté (947 salariés concernés)
Un plancher d’AG porté à 1,1 % est envisagé pour environ 800 salariés parmi les plus bas salaires, soit… à peine 18 € net.
Résultat: Des augmentations inférieures à 20 € pour les plus bas salaires. Même pas de quoi compenser la hausse récente du plein d’essence.
Dans la même logique mesquine, la rétroactivité au 1er janvier 2026 n’est toujours pas prévue. Avec de telles propositions, la réalité, c’est qu’on perd du pouvoir d’achat, mois après mois. Pendant ce temps, l’entreprise accumule les profits : bénéfices records, trésorerie qui déborde, marges confortables. L’argent est là. Dire le contraire, c’est nous prendre pour des idiots. Alors non, le problème n’est pas économique. Il est politique. C’est un choix délibéré de ne pas redistribuer les richesses que nous créons. Nous ne sommes pas une variable d’ajustement. Sans notre travail, il n’y a ni profits, ni croissance, ni réussite.
Nos exigences pour les NAO 2026 :
- Augmentation Générale : 5% pour tous (talon minimum 105€ brut)
- Augmentations Individuelles : 3% minimum (talon minimum 105€ brut)
- Enveloppe spécifique d’1% de la masse salariale pour effacer les inégalités salariales femmes-hommes
Seul le rapport de force pourra faire évoluer ces propositions !!! Prochaine réunion jeudi prochain


