Dans le cadre de la négociation de l’accord égalité femmes-hommes qui débutera le 07 Mai 2026, la CGT souhaite faire évoluer ce texte afin d’y intégrer la mise en place d’un congé de santé hormonale.
Pour une équité réelle : le congé de santé hormonale
Dassault Aviation affiche depuis plusieurs années son engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes, notamment à travers ses communications #AvecElles et ses actions pour la mixité des métiers. Ces engagements vont dans le bon sens. Mais l’égalité ne peut pas rester un principe affiché : elle doit se traduire concrètement dans les conditions de travail.
L’entreprise s’inscrit également dans des dynamiques de promotion de la mixité, notamment à travers son engagement aux côtés de #EllesBougent, qui œuvre pour encourager l’orientation, l’insertion et le maintien des femmes dans les métiers industriels, scientifiques et technologiques. Ces actions visent à attirer les femmes vers ces métiers et à leur permettre d’y construire une carrière durable.
Mais attirer les femmes ne suffit pas. Encore faut-il leur garantir des conditions de travail adaptées et respectueuses tout au long de leur vie professionnelle.
L’égalité donne les mêmes droits à toutes et tous.
L’équité, elle, prend en compte les réalités vécues pour garantir un traitement réellement juste.
Aujourd’hui, de nombreuses femmes sont confrontées, à différents moments de leur vie, à des réalités biologiques normales : règles douloureuses, troubles hormonaux, ménopause difficile. Ce ne sont pas des maladies. Pourtant, ces situations peuvent provoquer douleurs, fatigue importante et baisse de concentration, rendant le travail difficile, voire impossible certains jours.
Faute de reconnaissance, ces réalités sont encore trop souvent gérées par des arrêts maladie inadaptés, des congés personnels ou une pression à continuer à travailler malgré la douleur. Cette situation n’est ni juste, ni acceptable.
Dassault Aviation a déjà montré, avec le dispositif G2A, qu’il est possible d’aller au-delà du cadre légal pour répondre à des réalités physiologiques spécifiques, de manière respectueuse et encadrée. Le congé de santé hormonale s’inscrit dans cette même logique.
Mettre en place ce congé, c’est :
- reconnaître des réalités biologiques sans les médicaliser
- protéger la santé et la dignité des salariées ;
- améliorer la qualité de vie au travail ;
- être cohérent avec les engagements portés par #AvecElles, #EllesBougent et les accords existants de l’entreprise.
Cette proposition ne remet pas en cause l’égalité femmes-hommes.
Elle la renforce, en garantissant des conditions de travail adaptées et équitables.
Proposition CGT
La CGT propose la création d’un congé de santé hormonale reposant sur des règles simples et claires :
- 1 jour par mois, reportable ;
- possibilité de poser jusqu’à 3 jours sur un même mois ;
- 12 jours maximum par an ;
- aucune ordonnance médicale ;
- déclaration confidentielle ;
- compteur dédié, sur le modèle du dispositif G2A ;
- aucune perte de salaire et aucun impact sur la carrière.
Ce dispositif est mesuré, encadré et responsable.
Il vise à concilier santé des salariées, équité de traitement et bon fonctionnement de l’entreprise.
La CGT demande donc l’amélioration de l’accord sociale avec la mise en place de ce congé dans le cadre de la prochaine négociation égalité femmes-hommes.


