La Santé : une priorité absolue !



« La Sécu, la mutuelle Dassault, la prévoyance IPECA…
je n’y comprends rien ! »
  Oui, c’est vrai, pour les nouveaux embauchés c’est un peu compliqué !  Ces organismes se sont ajoutés, au fil du temps, au dispositif central, la Sécurité Sociale :



La Sécurité sociale est une conquête du monde du travail. Elle ne vient ni d’un geste généreux de l’État ni d’une initiative patronale : elle est née des luttes ouvrières et de la volonté, à la Libération, de bâtir une société plus juste.

Avant 1945, la protection contre la maladie, la vieillesse ou les accidents était partielle et inégale. Beaucoup dépendaient de la charité ou de dispositifs limités. Dans le programme du Conseil national de la Résistance, une ambition nouvelle s’affirme : garantir à chacun des moyens d’existence quand le travail ne suffit plus.

En 1945, la Sécurité sociale est fondée. La CGT, alors organisation majoritaire, joue un rôle déterminant. Le militant CGT Ambroise Croizat est nommé ministre du Travail. Il met en œuvre ce système avec des milliers de militants qui installent les caisses, organisent leur gestion et expliquent les nouveaux droits aux salariés.

Le principe est clair : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.                       Les cotisations ne sont pas des “charges”, mais une part du salaire socialisée pour garantir des droits collectifs. La gestion par les représentants des salariés est au cœur du projet initial. La Sécurité sociale est donc l’expression concrète d’une idée portée par la CGT : la richesse produite par les travailleurs doit servir à protéger tous les travailleurs. Son histoire rappelle une chose essentielle : les droits sociaux ne se donnent pas, ils se conquièrent et se défendent.

Depuis 80 ans, les gouvernements successifs ont multiplié les réformes qui ont réduit le champ et le niveau de prise en charge de la Sécurité sociale, ouvrant davantage d’espace aux assurances complémentaires privées.

La Sécurité sociale prend en charge une partie de vos médicaments et de vos frais de santé, mais aussi une partie de votre salaire si vous êtes en arrêt maladie, c’est l’indemnité journalière de sécurité sociale.  


 



La Sécurité sociale est une conquête du monde du travail. Elle ne vient ni d’un geste généreux de l’État ni d’une initiative patronale : elle est née des luttes ouvrières et de la volonté, à la Libération, de bâtir une société plus juste.

Avant 1945, la protection contre la maladie, la vieillesse ou les accidents était partielle et inégale. Beaucoup dépendaient de la charité ou de dispositifs limités. Dans le programme du Conseil national de la Résistance, une ambition nouvelle s’affirme : garantir à chacun des moyens d’existence quand le travail ne suffit plus.


 



Le Complément Employeur, est un dispositif négocié par les organisations syndicales dans le cadre d’un accord d’entreprise, signé le 28/09/2022 par la CGT. En cas de maladie ou d’accident, le salarié en arrêt de travail perçoit des indemnités journalières de Sécurité sociale. A ces indemnités s’ajoute un complément employeur. Le niveau d’indemnisation dépend de votre ancienneté :




 



La Prévoyance IPECA : (à ne pas confondre avec la mutuelle santé IPECA des cadres !) constitue le quatrième étage de la fusée. Chez Dassault, la prévoyance est un contrat de groupe obligatoire : Tous les salariés Dassault y sont adhérents. Vous pouvez vous connecter sur votre compte sur Ipeca.fr : « Mon Contrat collectif », puis « mes garanties ».

Il ne s’agit plus ici du paiement des frais de santé, mais du maintien de revenu en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité.

La prévoyance permet de compléter les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale et le complément employeur versé par Dassault lorsque ceux-ci ne couvrent plus suffisamment la perte de salaire.

En complément du tableau de « complément employeur » (page précédente), le contrat de prévoyance collectif IPECA maintien 100 % du salaire pendant les 180 premiers jours d’arrêt de travail puis 78 % jusqu’à la fin de l’épuisement des droits (maximum 1 an, porté à 3 ans si vous souffrez d’une des 32 maladies recensées en tant qu’Affection Longue Durée*).

*Liste disponible sur Ameli.fr


 



Négociations Annuelles Obligatoires 2026

Maintenant que chacun sait comment notre système de santé actuel fonctionne, la CGT vous alerte sur un problème touchant les salariés malades :

Nous constatons jusqu’à 4 mois de retard pour des paiement de compléments de salaires dû par IPECA Prévoyance !


La cause de ces retards est partagée entre IPECA et Dassault. La lenteur de traitement des dossiers génère des pertes de revenus importantes, des situations financières difficiles et du stress supplémentaire pour des salariés déjà fragilisés.

C’EST INADMISSIBLE

Depuis novembre 2025, la CGT a alerté les direction locale et générale, fait constater ces retards, exigé une régularisation rapide et demandée des garanties pour les salariés.



CE QUE LA CGT REVENDIQUE :

Lors des NAO qui débutent cette semaine, la CGT demandera la mise en place d’une SUBROGATION IPECA

 

La « subrogation » qu’est-ce que cela signifie ?

Une subrogation cela signifie que l’employeur avance au salarié les sommes dues, sur la paye mensuelle, sans délai de carence, et se fait rembourser ensuite par IPECA (comme pour la Sécurité sociale). Le salarié perçoit son salaire normalement, sans retard.


 


Avec une trésorerie de 9 milliards d’euros, la direction a les moyens de garantir le paiement intégral des salaires. Les salariés ne doivent pas payer les lenteurs administratives, les dysfonctionnements du contrat de prévoyance ou les choix organisationnels de la direction.

 

Être malade ou victime d’un accident ne doit pas conduire à des difficultés financières.  N’attendons pas d’être gravement malade pour nous préoccuper de ce sujet…ce sera trop tard !

 

La CGT appelle tous les salariés à soutenir les initiatives qui vous serons proposées : grève, débrayage, usine vide, etc…

 

Chaque salarié doit percevoir l’intégralité de son dû et aucun arrêt de travail ne doit rimer avec précarité.

Cergy, lundi 9 mars 2026


2026 03 09 TRACT SANTÉ