Et comme chaque année, la Direction Générale balaie l’essentiel d’un revers de main les revendications des Organisations Syndicales pour ne concéder que le strict minimum.
Des miettes.
Dernières propositions :
- Classif A-E : AG 0,7% mini 30€, AI 1,3% et 1% AG si signature contrat Rafale Inde en 2026
- Classif F-G : AG 0%, AI 2,5% et 1% AG si signature contrat Rafale Inde en 2026
- Grille mini salariale : + 0,7%
Dixit le PDG, la signature du contrat Rafale Inde ne devrait pas être conclue avant 2027.
Le scénario est désormais parfaitement rodé : la Direction Générale impose son cadre, et les Organisations Syndicales sont poussées à négocier à la baisse leur revendication et à grappiller quelques centièmes, quelques primes, pour finalement entériner un accord bien loin des besoins réels des salariés.
La réalité est simple : les revendications initiales disparaissent au profit des propositions de la Direction Générale. Les salariés, eux, paient la facture.
À la CGT, nous refusons ce jeu de dupes. Nous portons des revendications justifiées par les bénéfices réalisés grâce au travail de toutes et tous. Négocier oui mais pas à n’importe quel prix.
Car lors de l’Assemblée Générale en mai, dirigeants et actionnaires se partagerons sans aucune conditionnalité à un contrat Rafale Inde :
- 371 Millions d’€ de dividendes (+1 Million d’€ par rapport à l’année dernière)
- 3,11 Milliards d’€ de rachat d’actions sur trésorerie (+1 Milliards d’€ par rapport à 2025)
Quand la Direction Générale se retranche derrière ses « chiffres » et refuse toute remise en question, il n’y a plus de dialogue social. Il y a une injonction à accepter.
Et pourtant, les faits sont là : en 2022 et 2023, ce ne sont pas les discussions en salle de réunion qui ont fait bouger les lignes, mais la mobilisation des salariés. Les débrayages ont imposé un rapport de force, et ont permis d’arracher 140 € de talon d’augmentation.
La leçon est claire : sans mobilisation, rien. Avec un rapport de force, des avancées.
La CGT a été la seule organisation à informer régulièrement les salariés, à appeler afin d’expliquer les enjeux et les raisons du refus des propositions insuffisantes de la Direction Générale.
Aujourd’hui, malgré un mécontentement partagé, la mobilisation n’a pas été suffisante pour faire reculer la Direction Générale. Et certains syndicats ont choisi de signer, validant ainsi des augmentations insuffisantes dans une période où l’entreprise en a largement les moyens.
C’est un choix. Nous ne le partageons pas.
La CGT a permis à celles et ceux qui le voulaient d’exprimer leur refus. Mais malheureusement le nombre de salariés qui a montré son mécontentement n’était pas suffisant pour imposer un rapport de force.
Dans ce contexte, La CGT étant un syndicat responsable ne mettra pas les salariés en difficulté.
La CGT remercie les salariés qui se sont mobilisés et ont refusé de se résigner.
Le message est clair : rien ne changera sans vous.
La CGT continuera à défendre les intérêts de l’ensemble des salariés, mais seule une mobilisation plus importante permettra d’obtenir une reconnaissance salariale à la hauteur de notre travail et des bénéfices que nous générons chaque jour.