Nous sommes en pleine période de soldes… Et cela semble aussi s’appliquer aux négociations salariales.

Rédigé le 14/04/2026



Lors de la réunion avec le PDG, la CFDT se félicite d’avoir proposé un talon de 30 €, alors même que ce dernier réclamait initialement 80 € dans le cadre des NAO 2026. Pourtant, ils communiqueront sans doute largement en affirmant que c’est grâce à eux que ces 30 € ont été obtenus.
La réalité est plus nuancée : nous sommes face à des négociations au rabais. Oui, certains considéreront qu’une augmentation, même limitée, reste positive.
Mais beaucoup constateront également qu’il était possible d’obtenir davantage.
Une fois encore, le manque de mobilisation a pesé lourd. Sans une implication plus forte des salariés, il devient difficile d’imposer de véritables négociations, d’obtenir des avancées significatives et de défendre des augmentations individuelles à la hauteur des attentes.
Aujourd’hui plus que jamais, la question se pose : voulons-nous continuer à subir ces compromis minimalistes, ou nous donner les moyens d’obtenir de réelles avancées ?
Ne nous trompons pas non plus sur les 1 % liés à la prime Rafale.
Derrière l’affichage, il s’agit avant tout d’un exercice de communication.
Lors de l’entretien, le PDG a clairement indiqué que, quoi qu’il arrive, une mesure serait proposée au moment de la signature du contrat indien. Autrement dit, cette annonce n’a rien d’une conquête issue des négociations actuelles, mais relève d’un calendrier déjà prévu par la direction.
Par ailleurs, il est important de rappeler que le contrat avec l’Inde ne devrait pas être signé avant mi-2027, voire fin 2027. Concrètement, cela signifie que ces 1 % seraient très probablement intégrés aux NAO 2027, en lien avec la signature du contrat Rafale.
La stratégie est claire : anticiper dès aujourd’hui les prochaines négociations en intégrant des éléments futurs dans la communication actuelle.
Le PDG a déjà un coup d’avance, pendant que certains cherchent à valoriser des annonces qui ne sont, en réalité, ni immédiates ni garanties dans leur forme actuelle.
Plus que jamais, cela pose la question de la transparence et du calendrier réel des mesures annoncées, ainsi que de la capacité à obtenir des avancées concrètes dès maintenant plutôt que des promesses pour demain.


2026