Les salariés qui devaient travailler pendant la semaine des incendies en Gironde, du 27 au 31 juillet 2026, n’avaient pas à supporter financièrement la fermeture du site. Dès l’annonce du recours à l’activité partielle, la CGT Mérignac a exigé qu’aucun salarié, cadre ou non-cadre, ne perde un euro.
RÉSULTAT : la Direction générale complète l’indemnité légale afin de garantir le maintien de la rémunération nette habituelle de tous les salariés concernés, cadres comme non-cadres. Une information-consultation du CSE est annoncée entre le 24 et le 28 août.
CE RÉSULTAT N’EST PAS TOMBÉ DU CIEL
•Dès le 26 juillet : la CGT a alerté sur les accès au site, la sécurité des salariés et les conditions de reprise.
•Pendant la crise : nous avons exigé l’association du CSE et de la CSSCT, saisi l’Inspection du travail et demandé un CSE extraordinaire.
•Le 3 août : nous avons saisi la Direction générale pour obtenir le maintien intégral de la rémunération.
La réponse est arrivée dès le lendemain : après l’intervention de la CGT, la Direction garantit 100 % du net.
LA CGT A EMPÊCHÉ LA DOUBLE PEINE
Les salariés concernés étaient disponibles et prêts à travailler. Ils auraient pu perdre du salaire alors que ceux placés en congés conservaient leur rémunération. Punir financièrement celles et ceux qui étaient restés mobilisables aurait été injuste et aurait durablement découragé l’engagement des salariés lors de futures situations exceptionnelles.
Malgré les congés, les élus CGT sont restés disponibles et présents pour participer à la CSSCT et au CSE extraordinaires, dont la tenue a été accélérée sous la pression de la CGT.
MAIS NOUS NE DONNONS PAS UN BLANC-SEING À LA DIRECTION
La CGT déplore le recours à un dispositif financé par l’argent public alors que Dassault Aviation dispose des moyens nécessaires pour assumer directement le coût d’une fermeture limitée concernant environ une centaine de salariés. Au moment où ces incendies ont rappelé le manque de moyens de la Sécurité civile et des pompiers, il aurait été moralement plus juste que l’entreprise prenne pleinement sa part. La solidarité ne peut pas rester un simple slogan.
À LA RENTRÉE, LA CGT EXIGERA ENCORE DES RÉPONSES
•Activité partielle : périmètre exact, salariés concernés, durée du dispositif et modalités d’information-consultation du CSE.
•Dimanche 26 juillet : 90 salariés sont venus récupérer leur matériel informatique, à la demande de leur encadrement, afin de pouvoir télétravailler dès le lundi, alors que l’ordre d’évacuation était toujours en vigueur et que l’usine était fermée. Cette opération a été organisée sans que soient clairement établis les autorisations d’accès, les mesures de protection, l’existence d’éventuelles astreintes et le respect du repos dominical. La question de la comptabilisation et de l’indemnisation de ce temps de travail reste également à régler.
•Santé et sécurité : aucune mesure de la qualité de l’air intérieur n’a été réalisée et les représentants du personnel n’ont été associés qu’après les premières décisions, une nouvelle fois placés devant le fait accompli.
QUAND LA CGT AGIT, LES SALARIÉS GAGNENT. PAS UN EURO DE PERTE. PAS UNE QUESTION SANS RÉPONSE.
La CGT défend l’intérêt de tous les salariés : Apprentis, Alternants, Employés, Ouvriers, Techniciens, Cadres et Ingénieurs.