Les épisodes caniculaires se multiplient, s’intensifient et arrivent de plus en plus tôt. Ce n’est plus un aléa ponctuel : c’est une réalité durable du monde du travail.
Derrière les températures extrêmes, il y a des corps éprouvés, des malaises, des accidents, et parfois des vies mises en danger. La santé des travailleuses et des travailleurs ne peut pas dépendre d’une note réécrite au dernier moment, ni d’un cycle de production !!! Il faut des règles claires, anticipées, protectrices, et construites avec les instances compétentes.
On en est loin à Martignas !
Le dernier protocole de sécurité du 27 mai 2026, modifié sans information du CSE/CSSCT, nous a été communiqué durant le week-end pour les situations de vigilance orange ou rouge. Dès le lundi midi, il a été de nouveau modifié. En quelques heures, les consignes ont changé, sans transparence, sans véritable échange et sans association des élus. Résultat : confusion générale parmi les salarié·es, horaires d’embauche et de débauche incertains, consignes contradictoires.
Sur un sujet qui engage directement la santé et la sécurité, cette méthode est inacceptable.
La CGT dénonce un protocole visiblement construit entre la direction et les chefs d’équipe, pendant le week-end, tandis que la CSSCT était tenue à l’écart. Sur une question aussi grave que la santé et la sécurité au travail en période de fortes chaleurs, il est hors de question d’écarter les représentant·es du personnel. La prévention ne doit pas se décider dans l’urgence et l’improvisation.
Une concertation en amont avec les salariés pourraient éviter les protocoles bricolés dans l’urgence et les changements de consignes en cours de route.
La direction doit chercher à associer plus largement avant de prendre ses décisions et une discussion doit commencer sans attendre le prochain épisode de canicule.
Protégez-vous !
La CGT tient à dire qu’il n’y a pas de mesures ni de protocole magique qui conviendra à tous et qui assurera notre sécurité. Une souplesse maximum devra être appliquée à toutes celles et ceux qui ne peuvent pas changer leur organisation pour s’adapter à de nouveaux horaires par exemple.
Chaque épisode caniculaire met en danger la santé, et parfois la vie, des salarié·es. Face à une crise appelée à s’aggraver, nous appelons chacun à penser d’abord à sa santé avant de penser à la production.
N’attendons pas un drame pour que la Direction Locale ou Générale réagissent.
La CGT tient dès maintenant à ce qu’une discussion soit faite avec les représentants du personnel d’un plan d’urgence canicule pour adapter l’organisation du travail et protéger les salarié·es exposé·es.
Comme en Espagne, dans les travaux publics, dans une proposition de loi déposée dernièrement, un congé intempérie canicule est certainement à envisager pour certains postes ou horaires de travail.
Rappel : L’accord de l’APTT est toujours en vigueur lors des épisodes caniculaires et de l’application du protocole. Les salarié-es ont la possibilité de partir dès 09h38 (6h00+3h80), les 10 minutes de déshabillage pour ceux qui en bénéficient, soit 9h38.
Martignas, le 30 juin 2026