À peine les vacances terminées, les annonces de hausses de prix se succèdent. En août 2026, l’inflation atteint 2,7 % sur un an, selon l’indice des prix à la consommation harmonisé.
Les principales hausses sont particulièrement préoccupantes :
- Énergie : +16,7 %
- Produits frais : +5,8 %
- Services : +2 %
À ces augmentations s’ajouteront les hausses des tarifs des assurances auto et habitation, notamment en raison de la multiplication des incendies, inondations, épisodes de grêle et autres événements climatiques extrêmes.
Les prix des fruits et légumes devraient également continuer à augmenter, conséquence notamment des mauvaises récoltes liées au changement climatique.
Du côté de la santé, une hausse des cotisations des mutuelles est également annoncée afin de compenser la baisse des remboursements de la Sécurité sociale.
Tous les indicateurs convergent : le deuxième semestre 2026 risque d’être fortement marqué par l’inflation. Nos salaires doivent suivre !
Face à cette envolée des prix, la CGT demande l’ouverture d’une nouvelle négociation salariale. Ouvrir une seconde négociation annuelle n’a rien d’exagéré. C’est même une pratique qui existait couramment chez Dassault, parfois plusieurs fois dans la même année, jusqu’au milieu des années 80 : quand l’inflation est forte, les salaires doivent suivre !
Le SMIC, conformément à la loi, bénéficie d’une revalorisation automatique lorsque les prix augmentent fortement : +1,18 % au 1er janvier 2026, puis +2,4 % au 1er juin 2026. Soit une progression cumulée de 3,58 %, à comparer avec notre misérable 0,7 % d’augmentation générale, issue de l’accord NAO 2026.
2,88 % de retard sur nos salaires !
Chaque salarié doit pouvoir bénéficier de la garantie du maintien de son pouvoir d’achat, avec une augmentation salariale qui tienne au minimum compte de l’évolution des prix.
Cela doit nécessairement passer par une augmentation générale couvrant chaque année l’inflation. L’augmentation individuelle n’est pas systématiquement attribuée chaque année à l’ensemble des salariés et ne peut donc pas garantir le maintien du pouvoir d’achat de tous.
Sur la base d’un salaire moyen de 2 500 € net, cela représente environ 72 € par mois.
La direction nous doit donc cette revalorisation immédiatement, avant même de commencer à discuter de l’inflation qui continuera de peser sur nos salaires au second semestre 2026 !
Les nouveaux embauchés peuvent parfois se sentir mal à l’aise face aux revendications portées par la CGT. Qu’ils se rassurent : ce n’est pas l’argent qui manque chez Dassault. Loin de là !
Les centaines de millions d’euros de bénéfices générés par notre travail seraient bien mieux utilisés s’ils étaient davantage répartis entre les salariés
Le bilan financier qui passe actuellement sur nos écrans, parle de lui-même, avec 10 milliards d’euros en banque.
Si tu es un nouvel embauché, tu découvriras rapidement que ton salaire affiché à l’embauche ne correspond pas forcément à ce qui restera durablement acquis.
Une partie importante de ta rémunération peut dépendre d’une prime d’équipe, dont l’attribution et le maintien peuvent être soumis à la décision de ton responsable. En clair : « Sois sage… sinon c’est terminé, la prime d’équipe ! »
La seule chose sur laquelle tu dois pouvoir compter durablement, c’est ton salaire de base, la première ligne de ton bulletin de paie. Ton taux horaire est essentiel. C’est une valeur chiffrée qui permet de comparer la rémunération entre salariés et qui constitue une reconnaissance directe de la qualification et du travail fourni.
Ton salaire de base est bien plus important qu’une prime qui peut disparaître.
Aujourd’hui comme hier, une chose reste vraie : sans rapport de force, la direction ne cède rien.
Les réunions, les beaux discours et les discussions interminables dans des salles recouvertes de moquette épaisse ne suffisent pas. Pour que la direction entende la revendication d’une NAO 2026 bis, il faut que les salariés se mobilisent. Il faut arrêter de produire pour se faire entendre.
Sans mobilisation, pas de conquête.
Sans rapport de force, pas de véritable augmentation.
Les salaires doivent suivre l’inflation ! Ouverture d’une NAO 2026 bis !