Un collectif d’une quarantaine de camarades de plusieurs établissements (Martignas, Cergy, Seclin et Argonay) a engagé des procédures pour faire reconnaître des pratiques discriminantes.
A ce jour, certains dossiers sont encore en cours faisant l’objet d’un appel tandis que d’autres ont engagé des négociations ayant abouti à des conciliations.
À Martignas, une salariée a obtenu gain de cause devant le Conseil de prud’hommes, en 2026, pour discrimination syndicale.
À ce jour, elle est la première femme à voir ces faits reconnus par la justice.
Ce jugement n’est pas anodin. Il confirme ce que la CGT dénonce depuis très longtemps : l’engagement syndical a trop souvent été pénalisé dans les parcours professionnels.
La direction en tient compte et se protège de futures éventuelles procédures.
Voilà pourquoi les élus, de tous les syndicats d’ailleurs, bénéficient d’une attention particulière au moment des rallonges. Concrètement il s’agit de rester dans la moyenne des augmentations accordées à statut équivalent.
Cette politique de la direction est le résultat :
• de l’engagement des salariés qui se battent,
• des procédures engagées,
• et de la crainte de nouvelles condamnations.
Autrement dit : c’est le droit qui s’impose.
Globalement le système des AI est pensé pour récompenser l’évolution professionnelle mais sert aussi à nourrir la concurrence entre les salariés.
Les représentants du personnel ne demandent pas de favoritisme. Ils demandent simplement que le Code du travail soit appliqué et respecté.
Les AI ne doivent pas servir à discriminer. C’est vrai pour les syndicalistes, c’est vrai pour tout salarié qui aurait le malheur de ne pas plaire à un petit chef ou à une direction !
La CGT continuera à se battre :
• pour faire reconnaître toutes les situations de discrimination,
• pour garantir l’égalité de traitement,
• pour défendre celles et ceux qui s’engagent.
Rien ne nous a été donné. Tout a été obtenu par la lutte.