Tous les jours, notre pouvoir d’achat recule. Les faibles augmentations de salaire ne suffisent plus à compenser la hausse continue de nos dépenses.
La CGT a mis en lumière la réalité économique de l’entreprise : deux années consécutives avec des bénéfices dépassant le milliard d’euros. Une situation qui légitimait des augmentations salariales à la hauteur des efforts fournis par l’ensemble du personnel.
La Direction Générale est restée sourde à ces arguments. Nous nous retrouvons aujourd’hui avec un accord NAO au rabais, sans réelle reconnaissance de notre engagement.
Et, que dire de la sanction infligée à la société le 02 avril 2026 : une amende de 2 340 000€ par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes pour des retards dans le paiement des factures de ses fournisseurs malgré une trésorerie de 10 milliards d’€.
Une honte !
Cet argent gaspillé aurait pu, et dû, être consacré aux augmentations salariales.
Seule une mobilisation forte des salariés aurait pu faire pencher la balance en faveur d’une meilleure redistribution. Force est de constater que cela ne s’est pas concrétisé dans notre établissement lors de nos appels.
La proposition de cesser le travail, sous différentes formes, n’a pas rencontré une adhésion suffisante. Pour cette raison nous cessons toutes formes de mobilisation dès ce vendredi 24 avril 2026.
Dans ce contexte, la CGT, en tant qu’organisation responsable, ne souhaite pas mettre les salariés en difficulté. Elle tient néanmoins à remercier celles et ceux qui se sont mobilisés et ont refusé la résignation.
La CGT restera pleinement attentive aux attentes des salariés face à la poursuite annoncée de la dégradation du pouvoir d’achat.
Mais une chose est certaine : sans mobilisation collective et massive, aucune avancée concrète en matière de redistribution salariale, à la hauteur de notre investissement, ne pourra être obtenue.