Madame Bourlet, Monsieur Theret,
Nous ne pouvons pas commencer cette réunion sans revenir sur votre politique d’embauche et de gestion des salariés.
Nous avions déjà dénoncé récemment des pratiques que nous jugions inacceptables, concernant les « éliminations » d’un CQPM et d’un intérimaire. Les élus ont demandé des explications précises sur les faits reprochés et ont rappelé l’exigence d’un accompagnement digne, respectueux et professionnel, en particulier pour les jeunes en formation et les salariés précaires.
Aujourd’hui, nous souhaitons alerter une nouvelle fois sur une situation concrète, qui illustre parfaitement ces dérives.
Une salariée, embauchée le 3 novembre 2025, a vu sa période d’essai rompue le 7 avril 2026, alors même que celle-ci courait jusqu’au mois de mai, après avoir déjà été prolongée fin février. Une pratique qui, soit dit en passant, tend à se généraliser alors qu’elle n’était pas la norme auparavant.
Cette décision, nous pose problème sur le fond comme sur la forme.
Le 7 avril, à 17h, cette salariée est interpelée par le responsable HSE, monsieur Gomulczak, pour lui annoncer la rupture de sa période d’essai. Dans la foulée, vous lui demandez de restituer immédiatement l’ensemble de son matériel (ordinateur, téléphone, …) sous surveillance, avant de l’accompagner jusqu’à la sortie. Ce type de traitement est indigne. On ne traite pas des salariés comme des suspects.
Pendant toute sa présence dans l’entreprise, aucun signal d’alerte ne lui a été adressé : au contraire, les retours étaient positifs, tant sur son travail que sur son intégration.
Et pourtant, du jour au lendemain, sans aucune justification ni aucun motif, la décision tombe : dehors. Pour la CGT, cette situation est grave et révélatrice.
Pour la CGT, ces pratiques ne sont pas acceptables. Moins d’une semaine après avoir reçu en grande pompe le PDG et les autorités de l’État sur le thème de l’embauche et de l’intégration des chômeurs vous jetez à la porte une salariée qualifiée !
Nous exigeons des explications précises sur cette situation, ainsi que sur vos méthodes de gestion d’embauches et de périodes d’essai.
Toute votre communication autour des jeux du coeur, de la course du coeur ou vos classements bidons type « Dassault meilleure entreprise de France » ne suffisent pas à cacher la brutalité dont vous faites en réalité preuve avec les plus faibles.
Les plus forts, eux, tout en haut de leur montagne d’argent, restent intouchables, défendus par les serviteurs zélés du capitalisme décomplexé que vous êtes en réalité.