COMMUNIQUÉ DE PRESSE»



Cergy, lundi 28 septembre 2026


Réaction de la CGT Dassault Aviation aux reportages sur le thème
« sabotages dans l’industrie de la Défense » diffusés par BFM,
 Le Parisien et France 2 ces derniers jours


Contrairement à ce que laissent entendre ces reportages, les actes de dégradation matérielle évoqués sur le site Dassault de Cergy sont extrêmement marginaux. En vingt ans, deux événements ont été recensés, représentant tout au plus quelques dizaines d’heures de retard de production.

Mettre aujourd’hui ces faits isolés au premier plan est trompeur. Cela détourne l’attention du véritable problème industriel : une désorganisation profonde de la production, qui se traduit quotidiennement par des malfaçons et des reprises se comptant en milliers d’heures.

Cette situation n’a rien d’un hasard. Elle est la conséquence directe de choix industriels assumés depuis des années : recours massif à la sous-traitance, éclatement des équipes, perte de transmission des savoir-faire, précarisation des salariés. Autant de décisions prises au nom de la “flexibilité” et de la “compétitivité”, mais qui fragilisent en réalité l’outil de production.

À Cergy, cette réalité est visible : au 31 août 2026, l’établissement compte 1341 salariés, dont seulement 714 salariés Dassault. Près de la moitié des effectifs (627 personnes) sont des intérimaires, sous-traitants ou prestataires, répartis dans 27 sociétés différentes au sein même du site. Dans ces conditions, comment garantir la qualité, la continuité des compétences et la maîtrise industrielle ?

La CGT dénonce des reportages anxiogènes qui, en focalisant sur des faits marginaux, évitent de poser les vraies questions. Car pendant que l’attention se porte sur ces incidents isolés, les directions d’entreprise peuvent éluder leurs responsabilités dans les retards de production : manque de recrutements, désorganisation, perte de savoir-faire.

Dans un contexte où les financements publics sont importants et les exigences de cadence toujours plus élevées, certains cherchent des explications simples. Mais la réalité est connue des salariés : les difficultés actuelles ne viennent pas d’actes isolés, elles sont structurelles.

                                             Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt !
 

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