Compte rendu CGT
Réunion du Comité Social et Economique du 21 septembre 2026
M. Theret (Directeur) et Mme Bourlet (Responsable RH) ont répondu aux questions et revendications portées par vos élus CGT. Voici les points essentiels :
EFFECTIFS
Au 31 août 2026, nous sommes 714 salariés Dassault « inscrits » (+7 par rapport au 30 juin 2026), répartis ainsi : 184 cadres, 128 agents de maitrise/techniciens, 364 opérateurs techniques, 11 employés, 27 apprentis.
A ces effectifs Dassault, s’ajoutent 96 intérimaires (dont 49 CQPM), 276 sous-traitants et 255 prestataires. Au total, 1 341 salariés sont donc présents à Cergy.
Ce mois-ci, il y a eu 5 entrées en CDI et 1 passage inactif. 432 salariés (322 Dassault et 110 intérimaires) sont en équipe du matin, du soir ou de nuit. 31 salariés Dassault et intérimaires ont travaillé les samedis (en moyenne sur le mois).
POINT RECRUTEMENT 3EME TRIMESTRE 2026
Apprentissage : 27 apprentis sont présents sur le site, pour préparer des diplômes allant du Bac pro au Bac+5… Pour la CGT c’est une très bonne chose, l’apprentissage étant depuis toujours la porte d’entrée idéale pour nos métiers.
Oui mais voilà…entre les discours officiels et la réalité il y a un gouffre ! La direction nous apprend maintenant qu’elle ne « souhaite plus », par facilité, embaucher des apprentis bac pro de moins de 18 ans ! Alors que le bac pro se prépare sur 3 ans à la sortie du collège, à partir de 15-16 ans ! Le résultat concret c’est qu’un jeune suivant un parcours standard ne peut plus postuler, les seuls candidats possibles resteront les élèves en réorientation !
Pour la CGT cette situation est inadmissible : quand on se revendique comme un « acteur majeur de l’industrie française », on assume sa responsabilité sociale envers la jeunesse !
Concernant les recrutements 2026, 35 embauches liées à la reprise du câblage Rafale s’ajouteront aux 76 embauches prévues pour 2026. Cela portera le total à environ 111 embauches cette année.
TRAVAIL EN EQUIPES ET ASTREINTE au service UDI
Sous prétexte d’avoir du personnel de maintenance disponible en permanence « pour relancer une machine qui s’arrêterait », la Direction a présenté un « projet » de mise en place de travail en équipes et en astreinte à l’UDI à partir du 1er novembre 2026.
La CGT a rappelé à la Direction, qui semble parfois l’oublier, que le travail en équipe repose uniquement sur le volontariat. La direction ne peut forcer personne. La CGT demande plutôt des embauches supplémentaires dans ce service où les effectifs ont été divisés par 2 en 10 ans !
Concernant les astreintes, les conditions proposées ne sont pas satisfaisantes. Pour la CGT, si la Direction veut des volontaires, elle doit rendre le dispositif « astreintes » plus attractif ! Bilan : aucune mise en place prévue au 1er novembre, la direction doit revoir sa copie !
PRIME DES COMPAGNONS REFERENTS
La Direction annonce la suppression de la prime de 60 € versée aux 32 compagnons référents, au 31 décembre 2026 (avec un biseau jusqu’en juin 2027).
Pour la CGT, il est inadmissible de maintenir les responsabilités tout en supprimant la reconnaissance financière qui l’accompagne. La CGT a demandé que les 60 € soient intégrés au salaire, ce que la direction a évidemment refusé… nous encourageons les salariés concernés à se faire entendre !
CANTINE : LA DIRECTION FINIT PAR CEDER
Après plus de deux ans de blocage, la Direction finit par lâcher du lest. Pendant tout ce temps, les salariés ont continué à payer une restauration trop chère !
La CGT a toujours défendu une ligne claire : faire baisser le prix des repas sans faire payer la note au CSE, car cela reviendrait en réalité à faire payer les salariés eux-mêmes, en réduisant le budget des activités dont ils bénéficient. Face au refus persistant de la Direction d’augmenter sa participation, il a fallu instaurer un rapport de force pour débloquer la situation.
Le résultat reste imparfait, mais il apporte une amélioration concrète. La CGT a donc décidé de valider cet accord. À compter du 12 octobre 2026, l’offre des « menus malins » est élargie (3,95 € pour une formule entrée/plat ou plat/dessert, et 4,50 € pour une formule entrée/plat/dessert).
La répartition évolue enfin : la Direction augmente sa prise en charge. Au final, le salarié ne paiera plus que 45 % du coût total, contre 52 % aujourd’hui (soit 1,35 € de moins sur un ticket moyen). Le salarié ne paiera plus que ses denrées. L’admission sera prise en charge par la Direction (45%) et le CSE (55%).
Une chose est claire : sans rapport de force, rien ne bouge. La CGT continuera à se battre pour une restauration accessible à tous.
Cergy, mercredi 23 septembre 2026