Avant de nous communiquer les chiffres NAO, la Directrice des Ressources Humaines (Mme Guillemet), a dressé un bilan de l'année précédente ainsi que les enjeux pour 2026.
La direction générale a longtemps insisté sur le niveau « extraordinaire » de la participation, répétant en boucle pendant près d’une heure qu’il fallait s’en réjouir….
Tout cela afin de préparer les esprits aux petits chiffres qu’elle s’apprêtait à annoncer, bien loin de récompenser les efforts fournis, et de refléter la situation financière extraordinaire de l’entreprise !!!
Propositions de la Direction Générale :
- Employés, Techniciens, Agents de maîtrise et compagnons : AG + AI : 1,5% + 0,5 % de budget pour financer la prime d’ancienneté
- Cadres : 2 %
Avec une telle proposition, la DG est très loin de répondre aux attentes et à l'investissement des salarié·e·s ! De plus, elle souhaite que les syndicats choisissent la répartition de ce 1,5% entre AG et AI. Comme l’an passé, la CGT ne rentrera pas dans ce jeu de dupe car c’est à la DG d’assumer la responsabilité de ses décisions face aux salarié·e·s.
La CGT revendique des AG pour tous à hauteur de 5% et un budget AI de 3%
Les milliards que nous avons fait gagner à la société grâce à notre force de travail et notre implication peuvent largement satisfaire les revendications des salarié.e.s !
Il est évident que la Direction Générale va évaluer, dans les prochains jours, le niveau de mécontentement au travers des actions syndicales qui seront mises en oeuvre et, pour la CGT, une chose est claire : SEUL LE RAPPORT DE FORCE POURRA FAIRE ÉVOLUER SIGNIFICATIVEMENT CES PROPOSITIONS !
QUI JOUE LA DIVISION ?
En préambule de cette réunion, la CGT a tenu à corriger les propos de la CFDT qui, dans sa déclaration préalable, vantait les bienfaits du Rafale et réclamait même une « prime anniversaire Rafale ». Cette réécriture de l’Histoire ne manque pas d’audace, puisque pendant longtemps la CFDT fut hostile au Rafale !
La CFDT, vexée, s’est empressée (via son dernier tract) d’accuser la CGT de jouer la division syndicale pour faire plaisir à la direction.
La CGT ne va pas refaire l’histoire, mais ceux qui la connaissent savent parfaitement que la seule réelle opposition face au patronat est menée par la CGT et les salarié·e·s lui font confiance pour obtenir de nouveaux acquis sociaux !
LES NAO, C’EST QUOI ? ET COMMENT ÇA SE PASSE ?
La Négociation Annuelle Obligatoire a pour but de favoriser le dialogue social au sein des entreprises. Elle permet aux employeurs et aux représentants syndicaux de discuter sur des sujets tels que les salaires, les conditions de travail et l'égalité professionnelle. Ces négociations sont obligatoires dans les entreprises où sont constituées une ou plusieurs sections syndicales d'organisations représentatives et où un délégué syndical est désigné. Elles doivent se tenir au moins une fois par an et sont régies par le Code du travail.
Après la belle définition trouvée sur le net, voici comment se déroulent les NAO dans notre entreprise depuis maintenant plusieurs décennies :
- La Direction Générale intègre dans l’agenda social trois réunions de négociations salariales.
- Lors de ces réunions, les Organisations Syndicales présentent leurs revendications.
- La Direction Générale les balaye et propose des chiffres pour les 2 catégories de salarié·e·s.
- Il s’en suit 2 voire 3 autres réunions où la DG augmente de 0.2% ses propositions initiales.
- À l’issue de la dernière réunion, la Direction Générale soumet un projet d’accord et menace les organisations syndicales de revenir à ses premières propositions.
- Chaque Organisation Syndicale est ensuite libre de signer ou pas cet accord.
Cette méthodologie est quasi sans faille puisque chaque année ou presque, la DG arrive à faire signer des propositions ridicules à certaines organisations syndicales qui préfèrent se soumettre plutôt que de combattre.
Les prochaines réunions des Négociations Annuelles Obligatoires se tiendront les 19 et 26 mars 2026.
Malgré les contraintes, les réorganisations, la charge de travail accrue et souvent le manque de moyens, la production a été assurée et les objectifs atteints, voire dépassés, grâce à l’implication des salarié·e·s, au détriment de leur vie personnelle (heures supplémentaires, samedis, dimanches, nuits, jours fériés…).
Les revendications de la CGT sont légitimes et la situation financière de l’entreprise doit permettre aux salarié·e·s de gagner en qualité de vie plutôt que de tout juste subvenir aux besoins de leurs familles !
Nous tous, salarié·e·s de l’entreprise, avons le pouvoir de bloquer les productions et la direction générale le sait parfaitement car nous lui avons déjà montré ce dont nous étions capables en étant solidaire et combattif.
Alors, soit Mme Guillemet revient autour de la table jeudi 19 mars avec des propositions convenables et une réelle envie de négocier, soit elle s’entête à ne pas vouloir négocier et la CGT fera son travail d’Organisation Syndicale en rassemblant les salarié·e·s jusqu’à obtenir satisfaction !