La CGT vous souhaite une bonne année ! C'est l'occasion de jeter un oeil sur 2025 et les reculs évités par nos mobilisations, puis de continuer en 2026 encore plus fort pour gagner des mesures de progrès social.
Les retraites au centre du débat
Le gouvernement a tout fait pour faire oublier sa réforme des retraites… en vain : la CGT a continué de porter son abrogation dans le débat public. La mobilisation des travailleur·ses a conduit au vote par l’assemblée d’une résolution en faveur de l’abrogation. Le premier ministre a fini par annoncer un simple décalage de l’application. C'est une première brèche dans la retraite à 64 ans. Poursuivons !
Contre la cure d’austérité
Face à la violence sociale portée par le gouvernement, les travailleur·ses se sont massivement mobilisé·es : pétition, journées de manifestations totalisant près de 2 millions de grévistes… Si le budget de la Sécurité Sociale voté est loin d'être satisfaisant, la mobilisation et le débat parlementaire ont permis de supprimer les pires horreurs, notamment :
- Le vol de deux jours fériés,
- Une nouvelle réforme injuste de l’assurance chômage qui aurait pénalisé les salarié·es licencié·es et un million de privé·es d’emploi,
- La baisse des pensions de retraites et des prestations sociales,
- Le doublement des franchises médicales…
Des milliers d’emplois préservés
Les grands groupes sacrifient nos emplois pour leur profit… mais les salarié·es et la CGT se mobilisent pour préserver leur outil de production. D’importantes victoires ont déjà été arrachées, sauvegardant l’activité et les emplois : la centrale de Gardanne, la papeterie de la Chapelle Darblay, la Fonderie de Bretagne, le groupe Duralex, l’aciérie de Valdunes, Arcelor-Mittal...
La bonne résolution pour 2026 : se syndiquer
Les 45 000 nouveaux adhérent·es à la CGT en 2025 l’ont bien compris : une CGT forte permet de défendre ses droits et de gagner de véritables avancées sociales.
Parce qu’elle agit, protège et fait gagner, en 2026, on renforce la CGT !
Pour les libertés syndicales essentielles à la démocratie
La secrétaire générale de la CGT a été mise en examen après avoir dit à la radio « Les rats quittent le navire » en parlant des grands patrons qui menacent de délocaliser pour augmenter leurs profits !
Cette stratégie d'intimidation est inédite et fait écho à ce que subissent trop souvent celles et ceux qui défendent l’intérêt des travailleur·ses dans les entreprises. Les libertés syndicales sont essentielles, elles doivent être protégées et renforcées.
Ils ont les milliards, nous sommes des millions et nous avons ce qu’ils ne pourront jamais acheter : la solidarité et la dignité.
Pour Dassault Biarritz, l’année 2025 aura été une année a marqué dans les annales pour notre établissement en termes de quota de travailleur·ses intérimaires et sous-traitants avec un chiffre qui a littéralement explosé avec au 30/11/2025 avec 188 intérimaires et 224 sous-traitants in situ et AT.
La CGT est contre ce principe de contrats précaires et encourage fortement notre direction à embaucher massivement afin d’assurer la pérennité et le savoir-faire de notre établissement.
Pourquoi faire appel à autant d’intérims avec un carnet de commande donnant de la visibilité sur les 10 prochaines années et une direction qui annonce via la presse une cadence 4.
Concernant le Rafale, à partir de 2028 ce sont 30000 pièces et 25 kilomètres de câbles qui seront nécessaires ! Espérons que l’entreprise anticipe la fabrication des pièces en amont car quand on voit aujourd'hui nos difficultés pour livrer 26 Rafales dans l’année, nous sommes en droit de nous inquiéter.
Et c’est sans compter le manque de main d’oeuvre qualifiée ! La formation en interne doit être une de nos priorités afin d’assurer la qualité de nos fabrications.
L’info RH n°1 parle du chiffre d’affaires record de 2025 qui a augmenté de presque 2 milliards d’euros par rapport à 2024, atteignant plus de 7 milliards d’euros.
C’est une excellente nouvelle pour Dassault et tou·tes les salarié·es, mais surtout pour les actionnaires.
Une fois encore, notre travail de l’année 2025 va permettre à Dassault de reverser des sommes astronomiques en dividendes aux actionnaires.
La relution des actions est une méthode que Dassault affectionne particulièrement. Depuis 2014, sous la présidence de notre PDG actuel, ces rachats et destructions ont permis aux actionnaires majoritaires de détenir 66,28% du capital au 30 juin 2025 contre 50,55% au 1er janvier 2013.
Pour rappel, l’assemblée des actionnaires de mai 2025 a accordé le droit de lancer un nouveau programme de rachat d’action dans la limite de 10% du capital au prix unitaire maximum de 270€ l’action (soit un investissement maximal de 2 117 millions d’euros).
Comment ne pas parler de véritable partage des richesses !
N’est-il pas le temps de penser aux salarié·es grâce à qui cette accumulation de zéros est possible ?
Et si pour une fois les actionnaires décidaient de se servir un peu moins afin de redistribuer aux acteurs majeurs que nous sommes ?
Pour que cela soit possible, il faudrait que toutes les organisations syndicales s’entendent pour faire en sorte que ce partage soit fait équitablement entre tou·tes les salarié·es et non en fonction de leurs salaires ! Ce partage ne coûterait pas plus cher à la société et permettrait à tou·tes les salarié·es sans exception de se sentir reconnu·e, car oui nous sommes tous acteurs dans la réussite de notre entreprise.
La CGT refuse que les (véritables) NAO salaires débutent en mars !
Avec un chiffre d’affaires record, comment ne pas parler de NAO salaires à la hauteur de l’investissement des hommes et des femmes qui fabriquent tous les jours les avions ?
L’investissement des salarié·es pour tenir les engagements pris par la société auprès des clients est très fort : heures supplémentaires, travail en équipe, travail en SD, …
Les salarié·es sont investi·es depuis le mois de janvier et participent dès le début de l’année à faire fructifier les richesses de l’entreprise. Ils doivent être augmenté·es dès le premier mois sans avoir à subir un chantage à la signature pour une rétroactivité comme chaque année à la fin des NAO !!
Mr Trappier il est temps de prendre en considération tous ces efforts ! Pour le respect de tous les salarié·es, n’envoyez pas vos ouailles en négociation avec des chiffres provocateurs !