Étaient présents à cette réunion du comité de pilotage pour le maintien dans l’emploi des personnes handicapées, Cédric Guzman (Mérignac) et Eric Perez (Martignas).
En ce qui concerne les emplois à fin juin et sur les 3 dernières années, la société a embauché 33 salariés handicapés pour un objectif de 20, 5 alternants pour un objectif de 10 mais la DG est relativement optimiste pour atteindre ce chiffre. Pour finir 8 stagiaires pour un objectif de 10.
Les investissements sur le 1er semestre sont de 254 824 euros, l’AGEFIPH a donné ou plutôt « rendu » à l’entreprise 44 604 euros et donc à déduire. À la même période en 2025, les investissements tournaient autour de 200 000 euros.
La statistique principale à retenir, 165 716 euros dédié à l’aménagement de poste. Le site d’Anglet représente à lui seul un investissement de 118 349 euros. Cela est justifié par l’achat équipements industriels qui sont généralement très couteux, en tout cas beaucoup plus que l’aménagement d’un poste tertiaire.
Il a été abordé, pendant ce comité, le sujet de la communication qui souvent passe sous les radars. Les salariés, dans leur majorité, ne savent pas que l’entreprise finance des actions de maintien dans l’emploi de personnes en situation de handicap. De plus, le fait que certaines commissions locales ne fonctionnent pas ou peu est un facteur aggravant de la méconnaissance de ce dispositif.
Un début de retour d’expérience sur un système de traduction pour les personnes sourdes a été présenté. Ce logiciel se nomme AVA et est utilisé par un salarié d’Argonay, le système actuelle TADEO ne donne pas satisfaction tant en termes de coût qu’en termes de praticité pour la majorité des utilisateurs. AVA semble être une solution moins couteuse et plus pratique en termes d’équipement et qui visiblement s’appuie entre autres sur de l’IA.
Une communication sur le dispositif sur les aidants a été faite. Celui-ci comporte une possibilité de d’obtenir ou de donner des jours suivant la situation dans laquelle se trouve le salarié soit en étant aidant soit en étant simple donneur de jours et ce jusqu’à 5 par an.
Une enquête Agefiph nationale a été présentée pendant ce comité de pilotage, principalement basée sur la perception du handicap que ce soit par l’employé et par l’employeur et il semblerait que les mentalités évoluent favorablement sur le sujet que ce soit sur le « travailler ensemble » mais aussi, entre autres, la question des taboues sur le handicap invisible.
En dernier point de cette réunion, les membres présents ont validé des demandes d’action en direct sur présentation des dossiers et leurs devis.
Pour la CGT, il n’y a pas de secret, pour inciter la direction générale à ne pas laisser un seul centime sur le budget de cet accord soit 400 000 euros et à les investir dans les équipements de travail, il faut déjà des commissions locales qui tournent mais surtout des élus impliqués.