Compte rendu CGT Réunion « Qualité de Vie et Conditions de travail » 13 octobre 2026

13/10/2026


Mardi 13 octobre à Saint-Cloud s’est déroulée la deuxième réunion de renégociation de l’accord d’entreprise QVCT. Le précèdent accord, signé en 2023 par la CGT, avait apporté quelques modestes améliorations pour les salariés. La CGT aborde cette négociation avec des demandes précises, mais surtout avec l’ambition de répondre aux attentes des salariés d’aujourd’hui !

Cet accord dense (plus de 50 pages) regroupe de nombreux sujets, eux-mêmes parfois détaillés dans d’autres accords d’entreprise, l’accord QVCT étant surtout une obligation légale.

La renégociation a donc été découpée en 4 grands thèmes, dont chacun est discuté à cheval sur 2 réunions (la direction écoute et débat des propositions des organisations syndicales, puis revient lors de la réunion suivante avec ses décisions).

Les premiers thèmes abordés lors de la réunion du 24 septembre, après avoir balayé un bilan global préparé par la direction, étaient : Les réunions d’expression et le droit à la déconnexion.

Sur ces thèmes, la CGT a demandé des améliorations qui peuvent sembler minimes mais qui en réalité sont fondamentales : la fin du « cadrage » des sujets ouverts à la discussion lors de réunions d’expression, où jusqu’à présent les salaires, les classifications ou la stratégie de l’entreprise étaient exclus ! Cette demande a été acceptée, tous les sujets pourront désormais être abordés. 

Concernant le « droit à la déconnexion », la direction valide également la demande portée par la CGT d’interdire le management par messagerie type groupes WhatsApp.

Il devenait urgent de mettre un coup d’arrêt à ces « groupes d’équipe », supervisés par la maitrise, où la limite entre vie privée et vie professionnelle n’existe plus.

Pour la deuxième réunion, qui s’est déroulée aujourd’hui et qui continuera le 27 octobre, les thèmes abordés étaient les dispositifs conciliation vie privée - vie professionnelle : parentalité, conciergerie, télétravail.

La CGT porte des revendications importantes sur ces sujets :

  • Un droit d’adaptation temporaire des horaires pour parentalité, aidants et situations personnelle grave (qui pourrait facilement être mis en œuvre par une simple augmentation du nombre autorisé d’absence APTT, jusqu’à 43/an).
  • L’amélioration des « congés familiaux », par l’élargissement du droit au congé lors de l’annonce d’un handicap ou d’un cancer au salarié, de son conjoint, en complément de celui déjà existant pour son enfant.
  • Une forte augmentation du nombre de place en crèche pour les enfants de salariés (139 demandes en 2025 pour seulement 27 attributions !)

La mise en place d’un congé hormonal rémunéré, avec des modalités simples. 

La CGT est fortement intervenue lors de cette réunion pour défendre l’équité entre salariés, aujourd’hui plus que jamais mise à mal. En effet, les seuls avantages sociaux acquis ces dernières années l’ont été uniquement pour les salariés du secteur tertiaire : le télétravail et les conciergeries d’entreprise physiques (à St Cloud et Mérignac).

La CGT propose, par mesure d’équité, que le nombre d’APTT soit porté à 43 (contre 21 aujourd’hui) : cette amélioration, qui ne coute rien puisque les heures de travail sont faites, permettrait de répondre aux nécessité d’aujourd’hui que sont les difficultés liées aux familles monoparentales et aux difficultés vécues par les salariés aidants (parents agés dépendants). Il est grand temps de faire évoluer cet accord APTT, qui n’a pas bougé depuis 1992 !

 

N’oublions pas que les salariés des ateliers sont aujourd’hui mis à rude épreuve : cadences multipliées par 2 en 1 an, climat social dégradé, surcharge de travail permanente et, maintenant travail obligatoire le samedi sur plusieurs établissements !

Fidèle à son habitude, madame Guillemet n’a cessé de chercher à nous opposer aux autres organisations syndicales, en détournant grossièrement les revendications de la CGT, en hurlant que la CGT « s’oppose au télétravail ». Ne n’est évidemment pas du tout le cas, le télétravail est une conquête majeure, mais reconnaitre qu’elle ne bénéficie pas à tous est une réalité que personne ne peut nier !

Conciergerie : La nouvelle cheffe des concierges, madame Cécile Giraud, refuse toute amélioration sur les « conciergeries numériques » et reste ouverte pour faire évoluer les « conciergeries physique » de St Cloud et Mérignac… les choses ont le mérite d’être claires !

Crèches d’entreprise : Avec seulement 70 berceaux réservés aux enfants entre 0 et 3 ans, le turn-over ne libère que 25 ou 30 places par an… pour plus de 130 demandes. La situation mérite d’être améliorée, mais la direction ne souhaite pas ajouter un seul centime dans le dispositif (500 000€/an). La direction propose donc de tout changer en 2028 : plutôt que des réservations de berceaux sur critères sociaux, madame Guillemet propose de verser un chèque CESU (de 400€/an), ce qui permettrait à environ 900 personnes concernées (enfants 0-3 ans) d’en bénéficier. Pour la CGT ce point mérite d’être débattu : l’égalité n’est pas toujours l’équité…

La prochaine réunion de négociation se tiendra mardi 27 octobre, la CGT y portera la revendication de mise en place d’un congé hormonal et l’amélioration du dispositif « congé familiaux » dans le cas de la survenance d’un handicap ou d’un cancer.


CR QVCT 13 OCTOBRE